La publicité sur l'Internet en France

 
Benchmark Group présente les principaux résultats de son étude : "LA PUBLICITE SUR L’INTERNET EN FRANCE", édition 1999.

Menée au printemps 1999 auprès des principaux annonceurs français, l’étude révèle les points clés suivants :
 
  1. Il y a en France plus de 300 annonceurs qui ont réalisé des campagnes en ligne en 1998 pour un montant de 113 millions de francs, soit une croissance de 284% par rapport à 1997.
  2. L'activité commerciale pousse les entreprises à lancer des campagnes en ligne : 58% des annonceurs ont un site qui permet de réserver ou d'acheter directement des produits en ligne.
  3. La date de première campagne remonte majoritairement à l'année 1997 avec une accélération depuis le premier trimestre 1999.
  4. Les annonceurs choisissent au minimum six sites pour leur campagne interactive.

Quant aux résultats des campagnes interactives, l’étude distingue différents éléments :
 

  1. La moyenne des taux de clic constatés s'établit à 1,2% sur les moteurs de recherche et à 3,1% sur les sites ciblés.
  2. L'impact des campagnes en ligne s'avère d'une manière générale très positif : 80% des sociétés ont pu enregistrer des retombées positives.
  3. 57% des annonceurs se disent satisfaits par leur expérience de publicité en ligne ; en 1998 ils étaient 83%.

Grâce aux interviews menées auprès des responsables de la communication externe ou des responsables Internet, l’étude conduit à insister sur les points suivants :
 

  1. Lancer une campagne interactive n'est pas aussi simple qu'on le pense. La courbe d'apprentissage est longue : il faut comprendre le média et saisir les nouvelles possibilités qu'il offre. Il faut savoir interpréter les résultats et réagir vite. Aux Etats-Unis, le taux de clic est en chute et oblige les annonceurs à devenir de plus en plus créatifs. En France, il est clair que les campagnes de France Télécom pour Voila par exemple sont parmi les plus efficaces. L'expérience sur le Net cela se voit.
  2. Les annonceurs ont encore le droit à l'erreur. Lancer une campagne imparfaite pour tester le média sur un nombre limité de pages n'est pas grave ; encore faut-il savoir réagir vite pour livrer une bannière plus efficace ou changer de rubrique en fonction des premiers résultats.
  3. Le ticket d'entrée est modeste. Le coût d'une bannière s'élève à quelques milliers de francs auquel il faut ajouter l'achat d'espace qui représente en moyenne entre 100.000 à 200.000 francs par campagne.
  4. Les résultats sont le plus souvent très encourageants. Même si les taux de clic accusent une baisse sensible, les annonceurs sont globalement satisfaits de l'expérience. Seuls les marchands sont déçus car le coût de la publicité reste encore trop élevé au regard du taux de transformation en achats fermes.
  5. Mais ceux qui craignent qu'une campagne interactive ne soit pas rentable se trompent. En terme d'image, les gains sont significatifs et les annonceurs doivent surtout avoir à l'esprit que la notoriété acquise dès aujourd'hui sur le Net l'est durablement. Ce qu'il faut avant tout évaluer, c'est l'impact à moyen terme de ne pas faire de publicité en ligne. Par ailleurs, il ne faut pas oublier que le profil actuel des internautes en fait une cible de choix.

L'analyse ainsi réalisée permet à la fois de présenter un état des lieux de la publicité sur l'Internet, mais aussi d'identifier les indicateurs qui permettront aux entreprises de construire leur stratégie de communication sur le net.