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Les nouveaux
cyber-entrepreneurs
Le 8 octobre
2002 – Après l’ère des start-up, voici venue celle des cyber-entreprises,
ces micro-entreprises le plus souvent sises à domicile et dont
l’activité repose sur les NTIC. Notre étude réalisée sur Internet
pour Cyberworkers.com auprès de 375 cyber-entrepreneurs
permet de mieux en cerner le panorama. De sexe masculin, résidant
dans une grande ville, le cyber-entrepreneur exerce une activité
essentiellement BtoB et dont les revenus sont également répartis
entre le off et le on-line. Autre enseignement de notre enquête : le
temps de travail reste très élevé dans ce type d’entreprise.
Profil du cyber-entrepreneur
Si le profil du
cyber-entrepreneur est quelque peu influencé par les sites web sur
lesquels il a été recruté, il reste principalement un homme à 85% et
d’un niveau d'études plutôt élevé, peu ayant réussi sans diplôme
(12,3%). L'entreprise se situe dans une grande ville (plus de 500
000 habitants) ou en périphérie pour plus de 60% d’entre elles, bien
que celles se situant en zone rurale soient aussi représentés.
L’entreprise correspond avant tout à une petite structure dont le
statut va de l'indépendant à la SA.
Des activités
principalement BtoB
Plus d'un cyber-entrepreneur
sur deux exerce son activité depuis trois ans et plus sur Internet
(58,1%). La majorité des personnes interrogées ne se situent donc
plus au stade du démarrage, ni de mise en place de l'idée. Ils
peuvent donc faire preuve d’un certain recul sur leur activité. Pour
la plupart d’entre eux, l’innovation a motivé la création de
l’activité en ligne.
Le panorama des
activités économiques principales de ces cyber-entreprises est assez
large. Pour deux cyber-entrepreneurs sur cinq, le média Internet est
le cœur de leur métier. Tandis que les autres considèrent ce média
comme partie intégrante d’un process dans lequel Internet constitue
alors un facilitateur d’activité.
Le marché sur
lequel se situent les cyber-entrepreneurs est principalement BtoB :
50% des services proposés sont à destination des entreprises, et 38%
à destination des entreprises et des particuliers. La nature même
des activités proposées confirme cette orientation.ntation.
La zone de
chalandise des entreprises est très étendue : la moitié des cyber-entrepreneurs
a une couverture internationale. Internet permet en effet de se
désenclaver. Mais nous pouvons décemment nous interroger : Internet
a-t-il permis ce développement international ? Ou bien, inversement,
ces entreprises déjà internationales ont-elles été parmi les
premières à adopter Internet ?
Le français reste
la principale langue de travail (84%), complétée par l‘anglais.
Equilibre entre
les revenus off-line et revenus on-line
Il existe un
équilibre entre les revenus off-line et on-line. Pour la plupart,
l'activité ne repose donc pas uniquement sur Internet. Le chiffre
d'affaires des cyber-entreprises varie selon leur antériorité et
leur taille : très logiquement, plus la structure est réduite et
récente, plus le CA est faible.
Le paiement à
l'unité reste le modèle le plus pratiqué (38%) suivi par les
abonnements (20%). La gratuité sur Internet tombe en obsolescence au
profit de modèles plus rémunérateurs, offrant plus de pérennité aux
projets des cyber-entrepreneurs. Le mode de paiement par chèque ou
virement demeure le mode le plus répandu - conséquence probable de
l’orientation BtoB de notre échantillon.
Un peu plus de la
moitié des cyber-entreprises sont rentables après 3 ans. Ce chiffre
relativement rassurant montre aussi la l’intérêt d’associer des
revenus off-line avec des revenus on-line afin de multiplier les
opportunités.
Un temps de
travail encore élevé
Le temps de travail
reste encore très élevé pour ces entrepreneurs, Internet ne semblant
pas être la solution miracle. Internet permet certes de fluidifier
les échanges, mais leur multiplication constitue avant tout un
facteur de productivité.
Les créateurs
d’entreprises peuvent bénéficier d’aides, mais ils sont très peu
nombreux à les connaître : trois entrepreneurs sur quatre ne se
sentent pas du tout informés. Parallèlement, la totalité des cyber-entrepreneurs
– vraisemblablement en raison de leur pragmatisme - rejette les
actions de communication éventuelles en réclamant plus de concret.
Peut-être ont-ils besoin que les structures d’aide aux TPE fassent
davantage preuve de proximité et d’initiative.
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